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Les impacts environnementaux

Les impacts environnementaux d'un bâtiment sont liés aux différents processus mis en oeuvre durant son cycle de vie. Ces processus consomment des ressources et génèrent des émissions nocives. En effectuant l'inventaire des substances émises , il est possible de déduire un certain nombre d'indicateurs qui mesureront des effets spécifiques tels que le potentiel d'effet de serre ou le potentiel d'acidification.

Plusieurs organismes ont développé leur propre méthodologie afin d’obtenir un unique indicateur « global » regroupant un grand nombre d’effets néfastes. Il s’agit des indicateurs « end-point » tels que UBP, EPS2000, Impact2002+ ou Ecoindicator’99. Chaque méthode pondère différemment les substances émises et les ressources consommées. Chacune possède donc des avantages et des inconvéniant car elles mettent l'accent sur des points différents. A l’heure actuelle, aucune méthodologie ne fait l’unanimité au sein de la communauté des spécialistes de l’analyse de cycle de vie. Toutefois l’UBP semble devenir un indicateur global de référence sur le territoire suisse.

Eco-Bat utilise six indicateurs afin de mesurer ces impacts:

NRE : Non Renewable Energy. Cet indicateur fournit une indication sur la part non renouvelable de l’énergie grise utilisée. Etant donné que les ressources de notre planète ne sont pas infinies, il est judicieux de minimiser l’utilisation d’énergies non renouvelables. L’indice NRE se mesure en [MJ] (méga-joules). 

CED : Cumulative Energy Demand. Il s'agit de l'énergie grise totale nécessaire à la fabrication d'un produit ou la mise en œuvre d'un processus. Cet indicateur englobe l'énergie non renouvelable (fossile, nucléaire, forêt) ainsi que l'énergie renouvelable (hydraulique, solaire, biomasse, éolienne). L'unité de référence est [MJ].

GWP : Global Warming Potential. Cet indice regroupe les émissions de gaz (CO2, N20, CH4, H3, …) contribuant à influencer l'équilibre de l'effet de serre de notre atmosphère. Le GWP n’est pas mesuré dans une unité absolue. Afin d'ajouter la contribution des différents gaz ayant un impact sur l'effet de serre, on compare leur potentiel à celui du CO2. Par exemple, un kilo de méthane (CH4) équivaut à 23 kilos de CO2. On peut ainsi additionner la contribution de tous les gaz ayant un impact sur l'effet de serre. Les résultats sont ainsi exprimés en [kg CO2–eq].

AP : Acidification Potential. Il s’agit des émissions de gaz responsables des pluies acides. Certains gaz tels que le SO2 ou le NH3 se combinent aux molécules d’eau présentes dans l’atmosphère pour former des acides. Ces acides s’introduisent ensuite dans le sol lorsqu’il pleut et en modifient la composition. Les effets s’étendent aussi bien à l’eau qu’à la végétation et se répercutent sur tous les organismes vivants. Les résultats s'expriment en [kg SO2 –eq].

POCP : Photochemical Ozone Creation Potential. Certaines substances contribuent à la formation d’ozone photochimique. L’ozone a des propriétés oxydantes et peut provoquer des troubles respiratoires ou des irritations chez l’homme. Le POCP exprime la quantité d’éthylène équivalente émise. Son unité est [kg C2H4 –eq].

UBP : Umwelt Belastung Punkten. C’est un indicateur appelé « end point » au sens où il ne correspond pas à une unique catégorie d’impacts, mais représente l’ampleur globale de différentes catégories d’impacts agrégées par un système de pondération puis de normalisation. Les UBP aussi appelés « Ecopoints » quantifient ainsi les charges environnementales résultant de l'utilisation des ressources énergétiques, de la terre et de l'eau douce, des émissions dans l'air, l'eau et le sol, ainsi que de l'élimination des déchets.

Sur demande, nous pouvons fournir à nos utilisateurs d'autres indicateurs.  Le nombre d'indicateurs est limité à 6 pour pour les utilisateurs ne disposant pas d'une licence Ecoinvent.